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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 22:17

Sculpteurs exclusifs ou créateurs polyvalents, les cinq artistes réunis dans les salles paroissiales vous étonneront par leur diversité et l’originalité de leur travail…

En quelques lignes et quelques images, nous vous invitons à comprendre leur démarche artistique.
 

 

Jean-Louis Boucon
 

C’est tardivement et par hasard que Jean-Louis Boucon découvre la sculpture alors qu’il rend visite à une amie qui modèle dans sa cuisine. Elle lui donne un kilo d'argile pour l'occuper pendant qu'elle travaille. La passion ne l'a plus quitté depuis.

En 2001, il expulse les voitures de son garage et y aménage un atelier bien équipé : tour de potier, cabine d'émaillage, four électrique et étagères. Pratiquant désormais le modelage de façon régulière, il continue cependant à exercer son activité professionnelle.

Il tourne, fabrique lui-même ses émaux à partir des produits bruts, modèle l'argile. Depuis un an, il peint certaines pièces aux couleurs acrylique ou les patine pour leur donner à l’envi l’aspect de l'ébène, du bois, de la pierre...

Il représente essentiellement des personnages, sans concept artistique a priori, si ce n'est de mettre le moins d'intelligence possible entre l'émotion première et la création.

Au fil de son travail, il a acquis la conviction qu'il faut savoir où l'on va avant de réaliser. Car dans le cas de la sculpture et de la céramique, les erreurs sont coûteuses : travailler directement la matière expose l’artiste à la tentation de répéter ce qu'il maîtrise déjà et limite sa créativité .

Pour que l'émotion et l'imagination produisent le résultat souhaité, sans être entravées par les difficultés de la réalisation, Jean-Louis Boucon préfère donc anticiper son travail, en procédant par étapes.

Voici un exemple du processus artistique de la réalisation d’une œuvre, dont vous pourrez découvrir le résultat final à Festiv’Arts :


1 : Le déclic : une pièce de boubou dénichée par l’artiste sur le marché de Gorom Gorom au Burkina lui suggère un Œil.


2 : L'Esquisse : le soir même, il saisit une feuille, emprunte aux enfants d’un ami leurs crayons de couleurs et esquisse une tête, y intègre l'Œil.


3 : Travail à la palette graphique : il obtient un premier résultat : une tête blanche, qui ne lui convient pas. Il retravaille les couleurs jusqu’à aboutir à un projet qui lui plait d'avantage : le noir de la peau donne de la chaleur aux couleurs des yeux et de la bouche et accentue les reliefs.


4 : Sculpture sur terre :  il modèle la matière jusqu’à obtenir la forme du projet.


5 : Vérification intermédiaire : Il colorise à l'ordinateur la photo de la tête brute.


6 : RDV à Festiv’Arts !


Pour en savoir plus :  petite galerie oeuves récentes


 

 


Pierre BRIAND
 

Depuis 2000/2001, Pierre Briand pratique la sculpture, qu’il a apprise auprès de M. Najib TCHALABI, sculpteur de l’école Gilgamesh, dans le Vieux Lille. Il suit ensuite les cours de l’École d’Art de Denain, et participe à de nombreuses expositions dans le Nord de la France. Installé depuis un an à Arros-Nay, il a été l’un des initiateurs de Festiv’Arts.

Pendant toute la durée de son apprentissage, M. Tchalabi lui transmet sa passion et lui fait don de son effervescence créatrice. Auprès de son Maître, il apprend à transcrire le jeu subtil des sentiments à travers des formes sensuelles et langoureuses, tout en harmonie, tout en douceur. Cette plastique dépouillée, d’une grande humilité, confère à son œuvre une grâce singulière.

Si le travail de Pierre Briand rend hommage à cet artiste, il ne calque pas pour autant son langage. La personnalité de ce jeune sculpteur s’affirme dans un jeu de courbes épurées, tendu à l’extrême. Ressentir les vibrations intérieures de la matière, entrer en symbiose avec elle puis la faire transpirer jusqu’à rendre visible l’invisible, et révéler enfin le secret des choses et des êtres : telles sont ses aspirations profondes.

En 2005, peindre lui apparaît soudain comme une nécessité évidente. Sa peinture s’inscrit alors dans le prolongement de son travail de sculpteur : en apprivoisant la lumière au gré des courbes et des reliefs, l’artiste se promène dans l’espace plan et y invente une troisième dimension, qui invite le spectateur à pénétrer dans la toile, lui ouvrant ainsi les portes de son univers intérieur.

 

 

Danièle JUNQUET
 

Au commencement il y a l'oeuf, puis doucement la vie, l'être humain dans toute sa complexité, ses questionnements, ses états d'âme, sa beauté... Platon dit :" Il ne mène pas la vie d'un homme celui qui ne s'interroge pas sur lui-même ".

C’est dans le travail du nu au crayon, au pastel, à l'huile ou modelé à l'argile que Danièle Junquet cherche quelques réponses ...

Cette artiste nayaise, discrète et modeste, commence à peine à montrer son travail. Après une première exposition à la Maison Carrée de Nay, elle offre au public de Festiv’Arts l’occasion de découvrir son œuvre, tout en finesse et en sensibilité.

 

 

Mireille MATHIEU GRASSL
 

Artiste autodidacte nayaise, passionnée d’art ethnique et tribal, d’histoires et de légendes, Mireille Mathieu-Grassl réalise des peintures sur planches de bois et bois sculpté. Elles s'inspirent de lignes, symboles, points, couleurs vives et chaudes des terres d’Australie, de Guyane, d’Afrique, du Pérou... Le choix de travailler sur un matériau tel que le bois est devenu pour elle une évidence. Avec ses veines et ses nœuds, il raconte aussi un peu de son histoire.


Son insatiable soif de découverte la pousse vers d’autres lieux, d’autres civilisations, où elle poursuit sa recherche des courbes primaires qui s’entremêlent et dévoilent, par leurs lignes simplifiées, le secret originel de la vie.
 

 
 

Christina NICK
 

Artiste pluridisciplinaire, Christina Nick est originaire du Canada où, pendant une dizaine d’années, elle a enseigné l’art tout en pratiquant une activité de guide dans les Parcs Naturels. Son profond intérêt pour la nature, les voyages et l’environnement se reflète dans son œuvre, à travers laquelle elle nous interroge sur le rôle de l’humanité dans le milieu naturel.

Depuis plusieurs années, elle partage sa vie entre le Canada, le Sud-Ouest de la France, où elle a son atelier, et ses nombreux voyages.


Internationalement reconnue, notamment grâce à ses grandes sculptures en acier soudé, Christina Nick continue à donner vie, dans son atelier de Morlaas, à un bestiaire grandeur nature ou à d’improbables créatures mythologiques, utilisant matériaux de récupération, bronze, pierre de taille, bois, résine, fibre de verre, métaux.


Quand elle ne sculpte pas, Christina réalise des peintures, aquarelles et dessins, mixant les techniques, et remplit inlassablement son carnet de croquis, au gré des rencontres, au fil des paysages. Les impressions et réflexions qu’elle note au cours de ses nombreux voyages à travers le monde, deviennent ensuite la matière première de ses créations.


Éprise de nature et de grands espaces, Christina Nick travaille, parallèlement à son métier d’artiste, avec une agence de voyages canadienne qui propose des randonnées à pied et en VTT dans de nombreux pays.

Elle participe régulièrement à des expositions collectives ou individuelles et bon nombre de ses pièces sont en exposition permanente à Beckett Fine Art, une prestigieuse galerie de Toronto ainsi qu’à la Minoterie de Nay.
 

Pour en savoir plus : www.christinanick.com

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Published by festiv'arts - dans sculpteurs
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